Embassy of Israel - Belgium & Luxembourg    
 
  Select Your Language:  
 
 
Brussels - Ticker
Brèves
Suivez l'info en live de Tel-Aviv...
KEFISRAEL: Le blog de Rachel Samoul

Rosh Hashana 5771 - Nouvel an juif 5771
Voeux du président de l'Etat d'Israël, M. Shimon Peres

Calendrier des fêtes juives
2010 - 2011

Lundi 13 septembre ‏2010 à Yad Vashem
Symposium dans l’amphithéâtre de l’École Internationale d’Études sur la Shoah "Liège – une cité si ardente"… Les Juifs de Liège sous l’Occupation (1940-1944) - de Thierry Rozenblum

Dimanche 3 octobre 2010 au Centre Culturel d’Uccle à 16h00
Sous le haut patronage de l’Ambassade d’Israël en Belgique - l’UEJB présente : Opération Entebbe, l’héroïsme de Tsahal

     
  Advanced search
  Search Tips
 
Home Page
 
Israel Missions
Homepage
 
Our bookmarks
 
Feedback
 
Ministry of Foreign
Affairs (English)
 
Ministry of Foreign
Affairs (Hebrew)

       
  Yad Vashem: Cérémonies
Brussels - Ceremonies

La cérémonie du 14 novembre 2006 à l’ambassade d’Israël à Bruxelles
(cliquer pour agrandir)

S.E.M. L’ambassadeur d’Israël Jehudi KINAR a honoré au nom de l’Etat d’Israël et de l’Institut YAD VASHEM à Jérusalem, 11 Justes Parmi les Nations, dont une Juste en vie, Anne-Marie SUYMENS-NYSSEN.

 

Malheureusement, cette dame au grand cœur nous a quittés ce 18 novembre.

 

Une cinquantaine de personnes invitées représentaient les familles des sauveurs et des sauvés.

 

 

Message de S.E.M. l’ambassadeur Jehudi KINAR

 

Monsieur le bourgmestre d’Eupen,

 

Madame la présidente d’honneur de « l’Enfant Caché »,

 

Monsieur le directeur du musée de la Déportation à Malines

 

Chère Juste,

 

Mesdames, Messieurs,

 

 

En 1953, la KNESSET, le parlement israélien, promulgua la loi sur la commémoration des martyrs et héros de l'holocauste. C'est dans le cadre de cette Loi, que l'institut YAD VASHEM fut crée, dont l'un des objectifs est de rendre hommage aux Justes parmi les Nations.

 

Ces citoyens des pays européens, qui, sous l'occupation nazie, au péril de leur vie, se sont portés au secours de Juifs en détresse, conscients du risque qu'ils couraient et sans exiger quelque compensation ou récompense que ce soit.

 

Durant ces années les plus sombres de l’histoire européenne, le peuple juif  était et se sentait seul.

 

Malheureusement, la douleur de l’antisémitisme est encore et toujours très fortement ressentie aujourd’hui, alors que des synagogues et des cimetières continuent d’être désacralisés par le poison de la haine.

 

Seuls quelques justes non-juifs, qu’Israël reconnaît à travers l’institut YAD VASHEM, comme « Justes Parmi les Nations » défièrent les lois barbares de l’occupant nazi. Prenant un risque personnel important, souvent armées de leur seule moralité, ces âmes courageuses ont contribué à sauver des vies juives alors que la grande majorité resta indifférente aux atrocités.

 

Ayant été moi-même un « enfant caché », qui a survécu la deuxième guerre mondiale aux Pays-Bas, ce genre de cérémonie suscite en moi de vives émotions.

 

En parcourant les témoignages des sauveurs que nous honorons aujourd’hui, je me suis retrouvé plongé dans mon propre passé et en évoquant ici, aujourd’hui, les circonstances dans lesquelles les sauvés ont pu échapper à une mort certaine, c’est mon propre passé qui resurgit.

 

C’est important, non seulement pour nous en tant que juifs, ou pour la communauté en général, mais aussi pour les enfants de ces héros, car leurs parents, refusèrent très souvent toute forme de gratitude et les enfants n’étaient et ne sont pas conscients des actes héroïques de leurs parents.

 

En présentant les marques de reconnaissance aux “ Justes Parmi les Nations”, je remplis, en ma qualité de représentant de l’Etat d’Israël, la délicate mission qui m’a été confiée : exprimer, au nom du peuple juif tout entier, notre immense gratitude aux “Justes” qui ont agi selon leur conscience, motivés par leur profond sens du civisme et d’humanisme.

 

PRIMO LEVI avait écrit "UN PEUPLE QUI N'A PAS DE MEMOIRE N'A PAS D'AVENIR".

 

L'holocauste, la shoah, fait partie de notre biographie personnelle. C'est notre histoire nationale, écrite en sang et en larmes.

 

L'Etat d'Israël et le Peuple juif tout entier expriment aujourd'hui leurs sentiments de profonde gratitude à 11 Justes, qui ont témoigné d'un engagement humanitaire total et ont agi avec courage et détermination, aux heures sombres du nazisme.

 

Leurs noms viendront s'ajouter aux 1500 noms déjà gravés sur le Mur des Justes belges au YAD VASHEM et leurs actes méritoires seront à jamais incrustés dans la pierre de Jérusalem.

                                                               

Merci

 

 

 

Johannes et Bertha BRANS

 

Judith-Sylvia DACHINGER avait 6 mois quand ses parents fuirent l’Autriche pour se réfugier à Anvers où résidait leur famille.

En 1942, dans le train Anvers-Bruxelles, son père fut arrêté et après avoir transité par la caserne Dossin à Malines, il fut déporté et assassiné à Auschwitz.

Sa mère désespérée et voulant sauver son enfant unique de 4 ans, prit la décision déchirante de la confier à des inconnus. Grâce à une organisation juive d’Anvers, elle fut placée chez Johannes et Bertha BRANS à Schoten, un couple sans enfants et faisant partie de l’Armée Secrète.

Judith ne connaissait pas le néerlandais, et pour ne pas éveiller les soupçons des voisins, les BRANS aménagèrent une cachette secrète dans leur maison. Ils l’entourèrent d’affection, lui apprirent à lire et écrire le flamand et elle fut présentée comme l’enfant de lointains cousins.

Malgré son jeune âge, Judith se souvient que « oncle John et tante Bertha » furent extraordinaires de dévouement en calmant ses angoisses et sa détresse.

Johannes et Bertha BRANS ont été de grandes figures de la Résistance et ont à ce titre, été honorés et médaillés par les autorités belges ainsi que par le consistoire israélite de Belgique, grâce à la maman de Judith.

Ils sont décédés sans laisser de famille. A la demande de Judith-Sylvia, le diplôme et la médaille gravés en leurs noms, sont remis au musée de la Déportation à Malines, par l’intermédiaire de son président, Monsieur Nathan RAMET. 

C’est pour avoir bravé les lois de l’occupant, au péril de leur vie, en cachant et choyant une fillette juive, que l’Institut YAD VASHEM à Jérusalem, a décidé d’octroyer le titre de Justes Parmi les Nations, à titre posthume, à Johannes et Bertha BRANS.

 

 

Charles et Alida PONTUS

 

En 1942, Sylvia Karwaser, âgée de 3 ans, vivait avec ses parents, Srul et Chaja KARWASER, à Laeken.  Lorsque les rafles s’intensifièrent, ses parents décidèrent de mettre la petite Sylvia à l’abri. Après un bref passage dans un lieu à Uccle, supposé être sûr et où plusieurs enfants juifs avaient été placés, elle eut la chance d’être réunie avec ses parents après une dénonciation.

La situation devenant trop dangereuse, Alida PONTUS, qui louait la maison et le magasin aux KARWASER, émue par la détresse de la famille, lorsqu’elle vint récolter le loyer, proposa spontanément de prendre Sylvia sous son aile protectrice et de la cacher chez elle la faisant passer pour sa petite-fille.

Bien lui en prit, car ses parents furent arrêtés le 25 novembre 1942 par la Gestapo et envoyés à la caserne Dossin à Malines, où ils furent internés jusqu’à leur libération le 4 septembre 1944.

Durant toute cette période, Sylvie vécut cachée chez Charles et Alida PONTUS qui vivaient à Forest. Ils la faisaient passer pour leur petite fille, Irma PONTUS. Ils avaient 2 filles, Adrianne et Madeleine, qui ne vivaient plus à la maison.

Ils procurèrent à leur protégée des jouets, un berceau et des vêtements. Elle les appelait bonne-maman et bon-papa.

Bien que les PONTUS vivaient dans un beau quartier, la vie était difficile en raison des rationnements, du couvre-feu, des raids aériens et de la présence des allemands qui perquisitionnèrent à plusieurs reprises le quartier à la recherche de Juifs et de résistants.

Pourtant, les PONTUS firent tout pour que Sylvie vive cette période le plus confortablement possible, épargnant même les bons de ravitaillement pour lui acheter du pain blanc car elle ne supportait pas le pain de la guerre, moins digeste.

Ils encouragèrent aussi Sylvia à ne pas oublier ses parents et à prier tous les soirs pour eux. La famille fut réunie à la libération.

Sylvia KARWASER apprit bien plus tard que les PONTUS étaient liés à la Résistance et au comité de défense des Juifs. Elle vit à Toronto où elle enseigne le français depuis 30 ans et est venue spécialement pour honorer ses sauveurs.

Il aura fallu des années à Sylvia pour retrouver ses sauveurs dont elle ne connaissait pas les prénoms.

Après de très nombreuses démarches, c’est finalement par l’entremise du consul de l’ambassade de Belgique à Washington, qu’elle a pu accéder aux données des registres de la population et entamer la procédure pour honorer ses sauveurs.

C’est pour avoir, au péril de leur vie, caché et hébergé une fillette juive, en la sauvant de la déportation et d’une mort certaine, que l’Institut YAD VASHEM à Jérusalem, à décidé d’octroyer le titre de Justes Parmi les Nations, à  titre posthume, à Charles et Alida PONTUS.

 

 

Marie SUYMENS et sa mère Henriette

Anne-Marie SUYMENS et ses parents

Jean-François et Florentine SUYMENS

 

Esther AREMBAND est née en 1925 en Lituanie. Ses parents ayant divorcé, elle arriva en Belgique avec sa mère, à l’âge de 2 ans. Celle-ci se remaria avec un veuf qui avait 4 enfants et de cette union naquit le petit Jos Patcas.

En 1942, Esther avait 17 ans lorsque la déportation des Juifs de Belgique atteignit son paroxysme. Sa mère et elle reçurent l’ordre écrit de se présenter sans délai à la caserne Dossin à Malines.

Esther essaya de dissuader sa mère de s’y rendre mais en vain. Elles se séparèrent donc dans une grande tristesse. Sa mère fût envoyée le 25 août 1942, par le 5ème convoi de Malines à Auschwitz où elle fut assassinée.

Lors d’une visite chez sa « grande sœur Mina », Esther rencontra Marie SUYMENS, qui était infirmière et que tout le monde appelait « Mammy ». Elle s’était liée d’amitié avec la famille et proposa à Mina, qui était enceinte et à son mari, de trouver refuge chez elle. Esther étant encore sous la garde légale de sa mère, Marie lui donna l’adresse de son frère à Liège.

Arrivée en gare de Liège, Esther ouvrit la portière et sauta du train. Elle tomba lourdement et se foula le pied.

Un prêtre lui porta secours et la conduisit dans un couvent à Liège où on la soigna. Il contacta Anne-Marie SUYMENS et c’est ainsi qu’Esther resta chez Anne-Marie et ses parents durant cinq mois jusqu’à ce qu’il fallut trouver une autre cachette. Anne-Marie rendit régulièrement visite au petit Jos caché dans un Couvent à Stoumont.

Entretemps Mina accoucha chez Marie SUYMENS d’une petite Régine. Elle fit appel à un médecin militant dans la résistance.

Marie et ses proches prirent d’énormes risques pour cacher la présence de ce bébé : ne pas laisser sécher les langes dehors, l’empêcher de pleurer la nuit….

Celle-ci fut une vraie grand-mère pour ce bébé et le restera jusqu’à son décès.

A la fin de la guerre, Marie accueillit chez elle le petit frère d’Esther, Jos. Elle fut décorée par le roi Baudouin pour avoir sauvé des Juifs.

Des années plus tard, quand Esther vint lui rendre visite d’Israël, avec son mari, elle insista pour qu’Esther garde sa décoration. Elle ne put que l’accepter et l’a transmis à son fils pour que vive le souvenir de cette noble femme.

Anne-Marie et Esther sont toujours restées en contact. Anne-Marie rendit visite, avec son mari, à Esther en Israël et à cette occasion, a été déclarée « citoyenne d’honneur de la ville de Rehovot ».

Esther AREMBAND-GOLDFUS est venue spécialement d’Israël pour honorer ses sauveurs. Régine RUBINSTEIN (le bébé de Mina, né chez Marie) qui est grand-mère aujourd’hui, est également présente.

C’est pour avoir, au péril de leur vie, tendu une main secourable à une adolescente juive en détresse, en la sauvant de la déportation et d’une mort certaine, ainsi qu’en accueillant un bébé, que l’Institut YAD VASHEM à Jérusalem, a décidé d’octroyer le titre de Justes Parmi les Nations, à Anne-Marie SUYMENS et à titre posthume, à Marie SUYMENS et sa mère Henriette, à Jean-François et Florentine SUYMENS.

 

 

Philippe et Marie-Thérèse CULOT

 

Anne-Marie SUYMENS et un prêtre, ami de la famille, demandèrent à Marie-Thérèse CULOT d’héberger Esther.

Celle-ci accepta immédiatement. Philippe et Marie-Thérèse qui avaient quatre enfants, accueillirent Esther avec gentillesse et amour. Marie-Thérèse fit transporter son piano de sa maison de Liège à sa résidence campagnarde pour que les enfants puissent jouer de la musique à quatre mains ou en solo.

La vie n’était pas facile, il fallait rester cachée et Madame CULOT veillait à ce que chaque personne de la famille soit convenablement nourrie.

Philippe CULOT avait un poste important dans l’administration à Liège. Il entretenait des liens avec la Résistance. C’est ainsi qu’il avait accès aux renseignements sur le sort des déportés. D’où le chagrin de Marie-Thérèse lorsqu’Esther évoquait le souvenir de sa mère déportée. Elle se garda bien de lui révéler ce qu’elle savait par son mari sur le sort du massacre des Juifs de l’Est.

Esther resta une année dans cette famille. Après avoir appris une dénonciation, elle dû à nouveau changer de cachette. Heureusement, elle partit à temps, les allemands étaient déjà sur ses traces.

Esther travailla à Bruxelles pour l’AIVG, une institution juive qui venait en aide aux rescapés de la shoah puis elle chercha et rassembla des enfants juifs restés dans divers couvents et dont les parents ne sont pas revenus de déportation.

Une partie de ces enfants reçurent des certificats d’immigration en Palestine-Israël, qui était encore sous mandat britannique et c’est grâce à ce travail qu’elle obtenu son certificat pour aller vivre en Israël en 1945.

Esther s’est tue pendant six décennies, il lui était trop pénible d’évoquer le passé.

C’est pour avoir, au péril de leur vie, caché et hébergé une adolescente juive en détresse, en la sauvant de la déportation et d’une mort certaine, que l’institut YAD VASHEM à Jérusalem, a décidé d’octroyer le titre de Justes Parmi les Nations, à titre posthume, à Philippe et Marie-Thérèse CULOT.


La cérémonie du 16 mai 2006 à l’ambassade d’Israël à Bruxelles
(cliquer pour agrandir)

S.E.M. l'ambassadeur d’Israël Jehudi KINAR a honoré au nom de l’Etat d’Israël et de l’Institut Yad Vashem à Jérusalem, cinq Justes parmi les Nations, à titre posthume.

 

Une cinquantaine de personnes invitées, représentaient les familles des sauveurs et des sauvés.

 

Message de S.E.M. l'ambassadeur Jehudi KINAR

 

Monsieur le président du CCOJB

Madame la présidente de l’Association l’Enfant caché

Madame la directrice des Amis Belges de Yad Vashem

Monsieur l’échevin de la ville de Roeselaere,

Mesdames, messieurs,

 


L'Institut pour la Commémoration des Martyrs et Héros à Jérusalem, Yad Vashem poursuit inlassablement, au nom du peuple juif, des recherches pour retrouver les personnes qui, pendant la seconde guerre mondiale, n'ont pas hésité à mettre en péril leur vie et celles de leurs proches, pour sauver des Juifs de la déportation vers les camps d'extermination nazis.

 

 

In 1953, werd door de Knesset – het Israëlisch Parlement – een wet aangenomen, die de oprichting bekrachtigde van het YAD VASHEM, het gedenkteken voor de SHOA, teneinde de nagedachtenis aan de 6 miljoen slachtoffers van de beestachtigheid van het nazisme te bestendigen.

 

 

Het Instituut voor de Herdenking van de Martelaren en Helden in Jeruzalem, Yad VASHEM, is sedertdien onvermoeibaar op zoek naar personen die, tijdens de Tweede Wereldoorlog, niet hebben geaarzeld om hun eigen leven en die van hun naaste familieleden in de waagschaal te stellen, teneinde joodse medeburgers aan de deporatatie naar de uitroeiingskampen te onttrekken.

 

 

Sedert de oprichting, in 1962, van een Permanente Commissie, met als doel, deze redders in nood te eren, zijn wereldwijd  21000 personen als  « Rechtvaardigen der Volkeren » erkend, de hoogste onderscheiding die de staat Israël toekent.

 


Het voorbeeld, getoond door deze « Rechtvaardigen der Volkeren» die wij vandaag huldigen, bewijst dat alle hoop niet mag worden opgegeven. Hun heldendaden zijn, zeker, nu wij  in de Europese Unie geconfronteerd worden met een verontrustende opflakkering van fascistische ideologiëen, een sterke boodschap.

 


L’Etat d’Israël et les Juifs à travers le monde honorent ces rares Justes en leur remettant la seule médaille distribuée par l’Etat d’Israël.

 
Ayant été moi-même un « enfant caché », qui a survécu la deuxième guerre mondiale aux Pays-Bas, ce genre de cérémonie suscite en moi de vives émotions. En parcourant les témoignages des sauveurs que nous honorons aujourd’hui, je me suis retrouvé plongé dans mon propre passé et en évoquant ici, aujourd’hui, les circonstances dans lesquelles les sauvés ont pu échapper à une mort certaine, c’est mon propre passé qui resurgit.

 

Ces Belges que nous honorons aujourd’hui ont rejoint les 1400 citoyens belges, qui à ce jour, ont été reconnus Justes parmi les Nations mais qui ne reflètent pas suffisamment le grand élan de solidarité de ces citoyens restés dans l’anonymat et qui ont défié la barbarie et l’injustice, et dont l’exemple nous incite à tirer un enseignement précieux :

 

Quels que soient les risques, quel que soit le prix à payer, la seule attitude valable face à ceux qui méprisent et piétinent la dignité humaine, réside dans l’action. Car, dans toute indifférence ou non-intervention, il y a une certaine mesure et une mesure certaine de complicité.

 

Deze ceremonie is niet alleen belangrijk voor ons als Joden, of voor de maatschappij in het algemeen, maar ook voor de kinderen van deze helden, want hun ouders weigerden vaak elke vorm van dankbetuiging en de kinderen waren niet en zijn zich niet bewust van de heldendaden van hun ouders en grootouders.

 

Talrijke overlevenden vonden vaak noch de kracht, noch de moed om zich deze moeilijke jaren in de clandestiniteit te herinneren. Al te vaak hoort men de overlevenden betreuren dat zij hun getuigenissen niet enkele jaren vroeger bij het Yad Vashem inleidden, toen de Rechtvaardigen nog in leven waren.

 

Nous sommes réunis aujourd’hui pour nous souvenir et pour remercier cinq citoyens belges, qui, dans des temps de détresse, de terreur, de lâcheté, où les droits de l’homme les plus élémentaires étaient bafoués, où la dignité humaine était refusée à certains, simplement parce qu’ils étaient d’une religion plutôt que d’une autre, ont eu le courage, l’héroïsme de se comporter en hommes, dans le plein sens, la pleine valeur morale et humaine du terme.

 

Je voudrais terminer en citant la maxime de nos sages, gravée sur la médaille des Justes, car elle illustre pleinement la portée de leurs actes :

 

«  QUICONQUE SAUVE UNE AME, SAUVE L'UNIVERS TOUT ENTIER  »

 

Camille VAN DEYCK

 

Camille VAN DEYCK was één van de mede-stichters van het Katholiek Bureau voor Israël, een organisatie voor Joods-kristelijke betrekkingen die in 1936 in Antwerpen gesticht werd tegen de achtergrond van het opkomend antisemitisme.

 

Gedurende de tweede wereldoorlog was professor Camille VAN DEYCK actief lid van de saboteursgroep « G ». Ook was hij één van de actiefste leden van “Boerenhulp”, een organisatie die als dekmantel diende om joodse kinderen bij boeren onder te brengen.

 

Tientallen joodse kinderen hebben hun leven aan deze overtuigde en geëngageerde katholiek en humanist te danken.

 

Om zijn heldhaftige inzet te eren, waardoor talrijke joden aan de deportatie en aan een gewisse dood ontsnappen konden, besliste het Yad Vashem Instituut in Jeruzalem, de onderscheiding van Rechtvaardige der Volkeren postuum toe te kennen aan de Heer Camille VAN DEYCK.

 

***************

 

Jean-Louis et Catherine VANRIE

 

Hélène ROBSZYC naquit en 1933 et vécut avec ses parents à St Gilles. En 1942, lors des premières rafles, leurs propriétaires, Hubert et Thérèse VANRIE, qui habitaient la même maison, leur proposèrent de les cacher : Hélène, chez leur fils marié qui avait 3 enfants, et ses parents, dans une maison inoccupée qui appartenait à une cousine.

 

C’est ainsi que Jean-Louis et Catherine VANRIE ont, au péril de leur vie, caché et protégé la petite Hélène, en partageant leur nourriture et en racontant aux voisins qu’elle était un membre de la famille qui était malade et venait de la campagne pour être soignée à Bruxelles.

 

Avec la complicité de la directrice, Hélène fréquenta l’école durant un an sans être inscrite dans les registres car, régulièrement, les allemands venaient vérifier s’il n’y avait pas d’enfants juifs dans l’école.

 

Etant donné que la maison des VANRIE était en face des casernes qui étaient régulièrement bombardées, la famille décida de se disperser. C’est ainsi qu’Hélène rejoignit la cache de ses parents et là, elle souffrit de froid et de faim. Monsieur VANRIE  prit de gros risques en apportant de temps en temps un sac de charbon et quelques nourritures.

 

Hélène ROBSZYC fut cachée de 1942 à 1944 chez Jean-Louis et Catherine VANRIE. En plus des risques encourus, ils lui prodiguèrent amour et chaleur. Elle resta attachée à ses sauveurs jusqu’à la fin de leur vie.

 

C’est pour avoir donné asile et sauvé une fillette juive de la déportation et d’une mort certaine, que l’Institut Yad Vashem à Jérusalem a décidé d’octroyer le titre honorifique de Justes parmi les Nations à titre posthume, à Jean-Louis et Catherine VANRIE.

 

*****************************************

 

Emiel et Alice WYBO

 

John BUCKEL est né en 1935 à Berlin, où il résida avec ses grands-parents. En 1939, il rejoignit ses parents à Anvers. En 1942, devant l’imminence des rafles, la famille quitta Anvers pour Bruxelles où ils entrèrent dans la clandestinité.

 

Après avoir été caché dans plusieurs familles à Bruxelles et à Petegem, le petit John aboutit en 1944 à Roeselare chez des fermiers, Emiel et Alice WYBO, échappant de justesse à une perquisition de la Gestapo dans la famille qui l’hébergeait à Petegem.

 

Emiel WYBO avait été un ami du grand-père de John. Il était membre de la Résistance et le couple, qui avait trois filles, hébergea le petit John au péril de leurs vies et celles de leur famille.

 

Il exploitait une usine de tissage de lin et au printemps 1944, lorsque les nazis perquisitionnèrent la maison des WYBO, à la suite d’une dénonciation, l’enfant fut caché à temps dans l’atelier de tissage, échappant à une arrestation, alors qu’Emiel WYBO affronta courageusement la police militaire allemande.


Une de leurs filles, Denise WYBO, prit de grands risques en acheminant deux fois par semaine des vivres aux parents et grands-parents de John, qui étaient restés cachés à Bruxelles.

 

Emiel et Alice WYBO présentèrent John comme étant un fils de leur fille décédée, Josée et dans son témoignage, John souligne qu’il fut considéré comme un enfant de la maison. Il est venu spécialement de Californie pour honorer ses sauveurs.

 

C’est pour avoir au péril de leur vie, secouru, logé et nourri un enfant juif persécuté par les nazis, le sauvant de la déportation et d’une mort certaine, que l’Institut Yad Vashem à Jérusalem a décider de conférer, à titre posthume, la distinction honorifique de Justes parmi les Nations à Emiel et Alice WYBO.

 


La cérémonie du 7 décembre 2005

S.E.M. L’Ambassadeur d’Israël Jehudi KINAR a honoré au nom de l’Etat d’Israël et de l’Institut YAD VASHEM à Jérusalem, 13 Justes Parmi les Nations, à titre posthume, dans la salle de réception des Amis Belges de l’Université Hébraïque de Jérusalem à Uccle.

 

Plus de 120 personnes invitées, représentaient les familles des sauveurs et des sauvés, dont certains sont venus spécialement d’Israël.

***************

 

Discours de S.E.M. Jehudi KINAR - Ambassadeur d’Israël

 

Monsieur le Consul Général Honoraire d’Israël,

Mesdames et Messieurs en vos titres et qualités,

Chers Amis,

 

En 1953,la KNESSET,le Parlement Israélien, promulgua la Loi sur la Commémoration des Martyrs et Héros de l’Holocauste. C’est dans le cadre de cette Loi,  que l’Institut YAD VASHEM fut créé,  dont l’un des objectifs est de rendre hommage aux Justes Parmi les Nations.

 

Comme vous le savez, l’Holocauste a été le génocide le plus important et le plus systématique, planifié et organisé par un Etat, dans les annales de l’histoire de l’humanité, un événement d’un mal sans précédent. Ce fut une tentative d’éradiquer de la face de la terre, le nom et la culture du peuple juif.

 

Durant ces années les plus sombres de l’histoire européenne, le peuple juif  était et se sentait seul.

 

Malheureusement, la douleur de l’antisémitisme est encore et toujours très fortement ressentie aujourd’hui, alors que des synagogues et des cimetières continuent d’être désacralisés par le poison de la haine.

 

Il  est  triste  de  constater  que  60  ans  après  la  Shoah,  le négationnisme perdure en Europe. La même Europe, sur la terre  de  laquelle 6 millions de Juifs,  et parmi eux 1 million et demi d’enfants ont été exterminés parce que Juifs.

 

Elie Wiesel a écrit : « Ce qui nous a étonné, après le tourment, après l’orage, n’est pas que de nombreux tueurs aient assassiné de si nombreuses victimes mais que si peu de personnes se soient souciées de nous. »

Seuls quelques justes non juifs, qu’Israël reconnaît à travers l’Institut YAD VASHEM, comme « JUSTES PARMI LES NATIONS » défièrent les lois barbares de l’occupant nazi. Prenant un risque personnel important, souvent armés de leur seule moralité, ces âmes courageuses ont contribué à sauver des vies juives alors que la grande majorité resta indifférente aux atrocités.

 

L’Etat d’Israël et les juifs à travers le monde honorent ces rares justes en leur remettant la seule médaille distribuée par l’Etat d’Israël.

 

Ayant été moi-même un « enfant caché », qui a survécu la deuxième guerre mondiale aux Pays-Bas, ce genre de cérémonie suscite en moi de vives émotions. En parcourant les témoignages des sauveurs que nous honorons aujourd’hui, je me suis retrouvé plongé dans mon propre passé et en évoquant ici, aujourd’hui, les circonstances dans lesquelles les sauvés ont pu échapper à une mort certaine, c’est mon propre passé qui ressurgit.

 

C’est important, non seulement pour nous en tant que juifs, ou pour la communauté en général, mais aussi pour les enfants de ces héros, car leurs parents, refusèrent très souvent toute forme de gratitude et les enfants n’étaient et ne sont pas conscients des actes héroïques de leurs parents.

De nombreux survivants ne trouvèrent ni la force, ni le courage de se souvenir de ces années difficiles passées dans la clandestinité. Trop souvent, nous entendons les survivants exprimer leurs regrets de ne pas avoir déposé leurs témoignages au YAD VASHEM, plusieurs années plus tôt, du temps où les justes étaient encore en vie. Toutefois, aujourd’hui, je suis particulièrement ému de m’adresser aux enfants de ces justes. 

 

Nous sommes réunis aujourd’hui pour nous souvenir et pour remercier 13 citoyens belges, qui dans des temps de détresse, de terreur, de lâcheté, où les droits de l’homme, les plus élémentaires, étaient bafoués, où la dignité humaine était refusée à certains, simplement parce qu’ils étaient d’une religion plutôt que d’une autre, ont eu le courage, l’héroïsme de se comporter en Homme, dans le plein sens, la pleine valeur morale et humaine du terme.

 

« Quiconque sauve une vie, sauve l’univers tout entier » :

C’est la mention gravée sur l’une des faces de la médaille que je vais avoir l’honneur de vous remettre, symbole de la très grande reconnaissance d’un peuple qui a tant souffert des horreurs de la dernière guerre et payé un si lourd tribut dans les camps de la mort.

 

En gravant le nom de tous les Justes dans la pierre de Jérusalem, l’Etat d’Israël souhaite perpétuer, enraciner profondément dans une terre de liberté retrouvée après deux mille ans d’exil, une terre d’où sont issus nos religions, nos principes moraux, le souvenir de ceux grâce à qui ces principes continuent d’être la lumière que nous suivrons.

 

Le Keren Kayemeth de Belgique (Le fond National Juif qui s’occupe de l’environnement et des réserves d’eau en Israël) s’associe à notre cérémonie en plantant un arbre dans la Forêt des Justes à Jérusalem, au nom de chaque Juste que nous allons honorer.

 

***********************************************************

 

Jean AERTS

Charles et Julia DELSART

Henri et Joséphine PIERI

Madeleine ROUFFART

 

 

Simon GRONOWSKI habitait Etterbeek avec ses parents Léon et Chana et sa sœur Ita.

 

Remacle et Madeleine ROUFFART étaient les voisins des GRONOWSKI. Leur fils, Raymond était l’ami louveteau de Simon et leur fille Marguerite était amie avec sa sœur Ita au Lycée d’Ixelles. Les deux familles sympathisèrent.

 

Fin août 1942, le couple ROUFFART placèrent les GRONOWSKI dans une famille à Woluwé St Lambert. Ils furent dénoncés quelques mois plus tard.

 

Le 17 mars 1943, Simon, sa mère et sa sœur, furent arrêtés par la gestapo et  internés un mois à la Caserne Dossin à Malines. Mr. ROUFFART alla chercher le père de Simon à l’hôpital et le mit en sécurité dans la famille DELSART à Etterbeek.

 

Le 19 avril 1943, Simon fut déporté avec sa mère dans le 20ème convoi. Durant la nuit, Simon parvient à sauter du train, et sonna à la porte d’une maison. La propriétaire le conduisit chez le garde-champêtre qui l’amena à vélo chez le gendarme Jean AERTS.

 

Simon lui raconta qu’il jouait dans les environs et qu’il s’était perdu. Jean AERTS le confia à sa femme et partit aux renseignements.  A la gare de Borgloon, il apprit l’histoire du train. Il revint et dit à Simon « Je sais tout, vous étiez dans le train, vous vous êtes échappé mais vous ne devez pas avoir peur, je suis un bon belge, je ne vous dénoncerai pas » et ramena le petit Simon chez son père resté à Bruxelles.

 

A l’époque cette région était truffée de gendarmes collaborateurs des nazis. Selon toute probabilité, Simon devait tomber sur un tel gendarme qui l’aurait immanquablement livré à la Gestapo de Hasselt.

 

Simon arriva chez Madeleine ROUFFART qui le conduisit chez son père caché chez Charles et Julia DELSART. Simon y resta caché jusqu’en janvier 44. Ensuite il fut placé chez Henri et Joséphine PIERI à Saint Gilles jusqu’à la libération.

 

Simon perdit sa mère et sa sœur à Auschwitz, son père mourut, malade et désespéré, en juillet 45. Il se  retrouva seul à 13 ans et décida de tourner le dos au passé et de vivre le présent. Il n’oubliera jamais ces héros à qui il doit la vie.

 

Pendant des années, Simon rechercha Jean AERTS. C’est en 2002 que son livre « l’enfant du 20ème convoi » fût édité et suite à un article paru dans « Het Nieuwsblad », il reçut une lettre de Pierrette, la fille de Jean AERTS.

 

Pierrette et son frère Jeannot ont gardé en mémoire ce petit garçon venu d’ailleurs, l’air terrorisé, sale, n’arrêtant pas de pleurer. C’est Jeannot qui lui céda son costume pour qu’il ne se fasse pas remarquer dans le train du retour. Le gendarme Jean AERTS est décédé en 1987 et a reçu plusieurs décorations.

 

C’est pour avoir, au péril de leur vie,  tendu une main secourable à un enfant juif et son père, les sauvant de la déportation et d’une mort certaine, que l’Institut YAD VASHEM à Jérusalem, à décidé d’octroyer le titre honorifique de Justes Parmi Les Nations, à titre posthume, à

Jean AERTS - Charles et Julia DELSART - Henri et Joséphine PIERI et

Madeleine ROUFFART

****************************************************

 

Joseph REISDORF

 

 

Clara ESKENAZI naquit à Constantinople en 1909 et arriva avec ses parents en Belgique en 1910.

 

Dans les années 30 elle travailla comme employée commerciale aux établissements TASCH à Bruxelles et rencontra, lors d’un bal, Joseph REISDORF.

 

Dès la fin 1940, elle quitta son domicile paternel pour être cachée et hébergée par Joseph, rue d’Or à Bruxelles. C’est là que Joseph REISDORF monta un centre de santé clandestin et devint résistant civil.

 

Des juifs et des résistants furent soignés dans ce centre et quelques familles juives y trouvèrent également refuge, dont Mr et Mme DE SOTIL et leur petite fille de 4 ans, Jenny. Joseph fournit de faux papiers et un uniforme d’infirmière à Clara et ne lui laissa pas porter l’étoile jaune. Il veilla également aux besoins des parents de Clara, de 1942 jusqu’à la libération.

 

Joseph REISDORF prit de gros risques en hébergeant, cachant et soignant des personnes juives d’autant plus qu’il était recherché par les allemands comme réfractaire au travail forcé. Le 3 septembre 1944, il participa activement à la libération du camp d’internement de la caserne Dossin à Malines,  en empêchant le départ d’un 26ème convoi pour les camps allemands.

Il fut décoré par l’Etat belge pour avoir sauvé 559 personnes de l’extermination de 1942 à 1944.

 

Après la guerre Joseph  REISDORF épousa Clara. C’est leur fille, Liliane, qui a tenu à témoigner pour rendre hommage à son père.

 

C’est pour avoir donné asile en cachant, hébergeant et soignant des familles juives persécutées par les nazis, que l’Institut Yad Vashem à Jérusalem a décidé d’octroyer le titre honorifique de JUSTE PARMI LES NATIONS, à titre posthume, à Joseph REISDORF.

 

***********************************************

 

 

 

Virgile et Gabrielle VRANCKX

et leurs filles, Georgette et Mimi

 

Joseph et Léa DIAMENT et leurs 3 fils, Jacques, Nathan et Amos habitaient en Belgique jusqu’à l’invasion allemande.

 

Dès le début des rafles en 1942, le couple DIAMENT décida de trouver des caches séparées pour chacun de leurs enfants.

 

C’est ainsi que le petit Amos qui avait 2 ans se retrouva chez Joseph WUYTS à Bruxelles, mais suite à une perquisition, les parents d’Amos décidèrent de le placer dans un couvent catholique à Lubbeck sous le nom  de « Pauli ».

 

Georgette et Mimi  VRANCKX habitaient dans la région de Tirlemont et allaient souvent en visite chez leur oncle Joseph à Bruxelles. C’est là qu’elles firent la connaissance d’Amos. Elles lui rendirent, par après, régulièrement visite au Couvent et constatèrent que l’enfant était trop malheureux. Elles décidèrent d’en parler à leurs parents Virgile et Gabrielle.

 

Ces derniers n’hésitèrent pas un instant et Amos devint vite un enfant de la famille recevant chaleur et amour. Il fut présenté aux voisins comme un cousin de Bruxelles.

 

Amos DIAMENT vit aujourd’hui en Israël et a tenu à être présent pour honorer ses sauveurs avec qui il a toujours entretenu d’excellentes relations.

 

C’est pour avoir donné asile et sauvé un enfant juif de la déportation et d’une mort certaine, que l’Institut Yad Vashem a décidé de conférer le titre honorifique de JUSTES PARMI LES NATIONS, à titre posthume, à Virgile et Gabrielle VRANCKX et leurs filles, Georgette et Mimi.

 

 

 

*************************************************

 

 

 

 

 

Ghislain et Jeanne WOUTERS

 

 

En septembre 1942, un membre de l’Association Juive de Belgique se présenta à la porte de Ghislain et Jeanne WOUTERS à Leeuw Saint Pierre.

 

Il était à la recherche d’une famille d’accueil pour Gaby et Eva SZYPER (5 et 9 ans) afin de les préserver des persécutions nazies. Leur père, veuf depuis peu, avait encore des enfants plus âgés et ne pouvait assurer une fuite sûre pour toute sa famille.

 

Ghislain et Jeanne n’hésitèrent pas un seul instant et acceptèrent la prise en charge des fillettes en plus de leurs 5 enfants.

 

En ces temps difficiles, les timbres d’alimentation reçus étaient pour 5 et non pour 7, mais le ravitaillement fut divisé en parts égales pour tout le monde. Jeanne WOUTERS, malgré sa santé fragile, veillait au bien être de chacun sans relâche, cuisiner, coudre, tricoter pour recycler les vêtements, soigner les bobos…  Ghislain travaillait la nuit dans une boulangerie bruxelloise.

 

Une cachette fut aménagée dans le jardin et une autre dans une armoire au grenier et grâce à cette dernière, les fillettes purent se cacher lors d’une rafle de la gestapo.

 

Après la guerre, Gaby et Eva SZYPER purent rejoindre leur famille et partirent en Israël, saines et sauves.

 

Grâce à leur cousine, Gaby SZYPER-GRAU, restée en Belgique, qui effectua de longues recherches pour retrouver la famille WOUTERS,  Gaby et Eva, déjà grands-mères,  purent retrouver les enfants de leurs sauveurs le 28 juin 2004.

 

Cette rencontre fut empreinte d’émotion, de larmes, de souvenirs…1942-2004, toute une vie…toute une histoire. Gaby et Eva sont venues spécialement d’Israël, pour rendre hommage à leurs sauveurs.

 

C’est pour avoir mis leur vie en danger, en cachant, hébergeant et nourri deux fillettes juives persécutées, que l’Instit Yad Vashem a décidé de décerner le titre honorifique de JUSTES PARMI LES NATIONS, à titre posthume, à Ghislain et Jeanne WOUTERS.



La cérémonie du 28 juin à l’Ambassade d’Israël à Bruxelles

 

  

S.E.M. L’Ambassadeur d’Israël Jehudi KINAR a honoré au nom de l’Etat d’Israël et de l’Institut YAD VASHEM à Jérusalem, 6 Justes Parmi les Nations, à titre posthume.

 

Une cinquantaine de personnes invitées, représentaient les familles des sauveurs et des sauvés.

***************

Discours de S.E.M. Jehudi KINAR, Ambassadeur d’Israël

 

Madame la Directrice des Amis Belges de Yad Vashem,

Monsieur l’Administrateur de l’Association l’Enfant Caché,

Chers Justes,

Mesdames, Messieurs,

 

En 1953, la KNESSET, le Parlement Israélien, promulgua la Loi sur La Commémoration Des Martyrs Et Héros De L'Holocauste. C'est dans le cadre de cette Loi, que l'Institut YAD VASHEM fut créé, dont l'un des objectifs est de rendre hommage aux JUSTES PARMI LES NATIONS.

 

Ces citoyens des pays européens, qui, sous l'occupation nazie, au péril de leur vie, se sont portés au secours de Juifs en détresse, conscients du risque qu'ils couraient et sans exiger quelque compensation ou récompense que ce soit.

 

Het Instituut voor de Herdenking van de Martelaren en Helden in Jeruzalem, Yad VASHEM, is sedertdien onvermoeibaar op zoek naar personen die, tijdens de Tweede Wereldoorlog, niet hebben geaarzeld om hun eigen leven en die van hun naaste familieleden in de waagschaal te stellen, teneinde joodse medeburgers aan de deportatie naar de uitroeiingskampen te onttrekken.

 

Het voorbeeld, getoond door deze « Rechtvaardigen der Volkeren» die wij vandaag huldigen, bewijst dat alle hoop niet mag worden opgegeven. Hun heldendaden zijn, zeker, nu wij   in de Europese Unie geconfronteerd worden met een verontrustende opflakkering van fascistische ideologiëen, een sterke boodschap.

 

Seuls quelques justes non-juifs, qu’Israël reconnaît à travers l’Institut YAD VASHEM, comme « JUSTES PARMI LES NATIONS » défièrent les lois barbares de l’occupant nazi. Prenant un risque personnel important, souvent armés de leur seule moralité, ces âmes courageuses ont contribué à sauver des vies juives alors que la grande majorité resta indifférente aux atrocités.

Ayant été moi-même un « enfant caché », qui a survécu la deuxième guerre mondiale aux Pays-Bas, ce genre de cérémonie suscite en moi de vives émotions. En parcourant les témoignages des sauveurs que nous honorons aujourd’hui, je me suis retrouvé plongé dans mon propre passé et en évoquant ici, aujourd’hui, les circonstances dans lesquelles les sauvés ont pu échapper à une mort certaine, c’est mon propre passé qui resurgit.

 

Verzet tegenover diabolische maatregelen met als einddoel de uitroeiing van het jodendom, kon jammer genoeg de plannen van de Duitse bezetter niet dwarsbomen. Maar het voorbeeld getoond door de " Rechtvaardigen der Naties " die wij vandaag huldigen en talrijke anderen die tot op heden onbekend zijn gebleven, heeft bewezen dat alle hoop niet mag worden opgeheven.

 

Deze heldhaftige daden zijn vandaag een boodschap voor de komende generaties.

 

C’est important, non seulement pour nous en tant que juifs, ou pour la communauté en général, mais aussi pour les enfants de ces héros, car leurs parents, refusèrent très souvent toute forme de gratitude et les enfants n’étaient et ne sont pas conscients des actes héroïques de leurs parents.

 

En présentant les marques de reconnaissance aux “ JUSTES PARMI LES NATIONS ”, je remplis, en ma qualité de Représentant de l’Etat d’Israël, la délicate mission qui m’a été confiée : exprimer, au nom du peuple Juif tout entier, notre immense gratitude aux “ JUSTES ” qui ont agi selon leur conscience, motivés par leur profond sens du civisme et d’humanisme.

 

PRIMO LEVI avait écrit "UN PEUPLE QUI N'A PAS DE MEMOIRE N'A PAS D'AVENIR".

 

L'Holocauste, la Shoah, fait partie de notre biographie personnelle. C'est notre histoire nationale, écrite en sang et en larmes.

 

L'Etat d'Israël et le Peuple Juif tout entier expriment aujourd'hui leurs sentiments de profonde gratitude à 6 Justes, qui ont témoigné d'un engagement humanitaire total et ont agi avec courage et détermination, aux heures sombres du nazisme.

 

Op de Médaille staat het Talmoedische gezegde gegrift : « Degene die één leven redt is alsof hij de hele wereld heeft gered »

 

Talrijke overlevenden vonden vaak noch de kracht, noch de moed om zich deze moeilijke jaren in de clandestiniteit te herinneren. Al te vaak hoort men de overlevenden betreuren dat zij hun getuigenissen niet enkele jaren vroeger bij het Yad Vashem inleidden, toen de Rechtvaardigen nog in leven waren.

 

Toch ben ik vandaag bijzonder verheugd en tegelijkertijd ontroerd, dat mij de gelegenheid geboden wordt om 4 Yad Vashem medailles uit te reiken. 

 

Leurs noms viendront s'ajouter aux 1500 noms déjà gravés sur le Mur des Justes belges au YAD VASHEM et leurs actes méritoires seront à jamais incrustés dans la pierre de Jérusalem.

 

 

 

 

Victor et Victorine JADIN

 

En 1942, les allemands commençaient à traquer les familles juives dans la région de Liège. Szlama et Blima GRINBAUM et leurs enfants, Hélène, Max et Jeanne, prirent la décision de fuir leur maison et leur entreprise.

Le Dr Willy KASMAN, mari d’Hélène GRINBAUM s’était lié d’amitié avec une famille du village d’Ozo, la famille JADIN.

 

Victor et Victorine JADIN et leurs 4 enfants, prirent la responsabilité  de garder Jeanne GRINBAUM alors âgée de 13 ans, et firent le serment à Willy KASMAN de la traiter en petite sœur et fille de la famille.

 

Du jour au lendemain Jeanne s’est intégrée dans cette grande famille de fermiers qui avait pris le risque de la déportation vers les camps de la mort pour sauver une fillette juive.

 

N’ayant pas de faux papiers, elle resta à la ferme et de temps en temps, les JADIN la conduisirent en vélo au village de Remouchamps où se cachaient ses parents, sa sœur et son beau-frère.

 

Grâce à ces héros, Jeanne a pu retrouver ses parents, sa sœur et son beau-frère, son frère ayant été déporté vers les camps de la mort.

 

C’est pour avoir au péril de leur propre vie, hébergé, caché et nourri une fillette juive persécutée par les nazis en la sauvant de la déportation et d’une mort certaine, que l’Institut YAD VASHEM a décidé d’octroyer la distinction de « JUSTES PARMI LES NATIONS », à titre posthume, à Victor et Victorine JADIN.

La médaille et le diplôme d’honneur ont été remis à leur fils aîné, M. Victor JADIN.

************************

 

Nina KAZANTZEFF

 

En septembre 1942, Madame LEWKOWICZ et ses deux enfants, Pierre et Jacques, quittèrent leur domicile de Bressoux en y abandonnant tous leurs biens pour entrer dans la clandestinité, afin d’échapper aux persécutions nazies.

 

En octobre, le petit Pierre LEWKOWICZ, qui a 11 ans, fut séparé de sa famille et conduit dans le village de Petit-Warêt chez Nina KAZANTZEFF.

 

« Tante Nina » s’occupa de son protégé comme s’il était son propre enfant en lui dispensant de la tendresse et de l’affection. Pierre fréquenta l’école communale de Petit-Warêt.

 

En décembre 42, son frère Jacques le rejoignit pour une quinzaine de jours.

 

Après quelques semaines, Nina dû annoncer à Pierre qu’ils devaient se séparer. Des bruits courraient dans le village à son sujet et la situation devenait préoccupante et dangereuse pour elle. Elle  emmena Pierre dans une colonie pour garçons à Stoumont, dirigée par l’Abbé STENNE (déjà reconnu Juste).

 

Après le départ de Pierre, et jusqu’à la fin de la guerre, elle recueilli un autre enfant juif de 3 ans, prénommé Michou.

 

Pierre perdit le contact avec « Tante Nina » vers 1956. Durant toutes ces années il ne l’a jamais oubliée et après de longues recherches, il eut la grande joie de la retrouver avant son décès. 

 

C’est pour avoir donné asile et sauvé des enfants juifs de la déportation et d’une mort certaine, que l’Institut YAD VASHEM a décidé d’octroyer la distinction de « JUSTE PARMI LES NATIONS », à titre posthume, à Madame Nina KAZANTZEFF.

La médaille et le diplôme d’honneur ont été remis à sa sœur, Mme Lyda KAZANTZEFF.

*************************************

Maria LUBBEN

 

 

En 1942, la famille LAUFMANN, Benjamin, son épouse Fanny et leurs 4 enfants, Pnina, Rachel, Zvi, et Liliane, habitait à Anvers. Benjamin fût  arrêté par les allemands en été et déporté en octobre, de la Caserne Dossin  à Malines vers Auschwitz.

 

Désespérée, Fanny  déménagea et fit la connaissance de sa voisine, Maria LUBBEN, qui comprit immédiatement la situation précaire dans laquelle se trouvait Fanny et ses enfants.

 

Le frère de Maria,  qui était dans la résistance,  obtint une fausse carte d’identité pour Fanny et des tickets de ravitaillement. A chaque fois que Fanny craignait une visite de la Gestapo, elle plaçait ses enfants chez Maria.

 

En 1943, Maria proposa à Fanny de placer Zvi, Pnina et Rachel dans un Monastère à Borsbeek.  Quant à la petite Liliane qui avait 3 ans, elle la plaça chez  le juge DEBLOMME.

 

Grâce à Maria LUBBEN la famille LAUFMANN a pu survivre jusqu’en septembre 1944.

 

Les enfants LAUFMANN étaient très jeunes à l’époque et pourtant dans leur témoignage, ils se souviennent de la chaleur et de la sérénité que leur a prodiguées Maria. 

 

Les deux familles ont gardé des relations très proches jusqu’à aujourd’hui.  Pnina, Rachel et Liliane sont vénus spécialement d’Israël avec leur famille pour honorer leurs sauveurs.

 

C’est pour avoir bravé les lois de l’occupant, au péril de sa propre vie, en sauvant une famille juive de la déportation, que l’Institut YAD VASHEM a décidé d’octroyer, à titre posthume, le titre de « JUSTE PARMI LES NATIONS » à Maria LUBBEN.

La médaille et le diplôme d’honneur ont été remis à son fils, M. Christian LUBBEN.

 

In 1942 woonde het gezin LAUFMANN, Benjamin, zijn echtgenote Fanny en hun 4 kinderen, Pnina, Rachel, Zvi en Liliane, in Antwerpen.

 

Benjamin werd in de zomer door de Duitsers aangehouden en in oktober via de Kazerne Dossin in Mechelen naar Auschwitz gedeporteerd.

 

De wanhopige Fanny verhuisde en maakte kennis met haar nieuwe buurvrouw, Maria LUBBEN, die onmiddellijk begreep in welke precaire situatie Fanny en haar kinderen verkeerden.

 

De broer van Maria, die in het Verzet was, bezorgde Fanny een valse identiteitskaart en voedselbonnen. Telkens Fanny voor een bezoek van de Gestapo vreesde, bracht zij haar kinderen bij Maria.

 

In 1943, stelde Maria aan Fanny voor, Zvi, Pnina en Rachel in een klooster in Borsbeek onder te brengen. De kleine Liliane, die 3 jaar oud was, werd bij de rechter DEBLOMME geplaatst.

 

Dank zij Maria LUBBEN kon het gezin LAUFMANN tot in september 1944 overleven.

 

De kinderen LAUFMANN waren in die tijd heel jong. Toch herinneren zij zich in hun getuigenis de warmte van Maria  en haar bijzondere toewijding. Beide families onderhouden tot op heden zeer nauw contact.  Pnina, Rachel en Liliane en hun familie zijn speciaal uit Israël gekomen om hun redders te eren.

 

Om op eigen levensrisico de wetten van de bezetter te hebben getrotseerd, waarbij een joodse familie aan de deportatie kon ontsnappen, besliste het YAD VASHEM Instituut de Titel van “RECHTVAARDIGE DER VOLKEREN” postuum toe te kennen aan Maria LUBBEN.

**************************

Albert et Emilienne VAN CAMP

 

Emilienne VAN CAMP était femme d’ouvrage dans la famille FRIEDMAN à Anvers avec laquelle elle entretenait d’excellentes relations. Après son mariage elle arrêta de travailler mais resta en contact avec ses anciens employeurs.

 

En février 1942, lors d’une de ses visites, le couple FRIEDMAN demanda à Emilienne si elle serait prête à cacher Elie, leur petit-fils de 15 mois. Elle consulta son époux Albert et ensemble, ils décidèrent de prendre l’enfant. Afin d’éviter tout soupçon, ils déménagèrent à Boom et le firent passer pour leur fils.

 

Ils s’en occupèrent avec dévouement et s’attachèrent tant à lui qu’à la fin de la guerre, ils voulurent l’adopter, sachant que toute sa famille belge avait été déportée.

 

Ils s’adressèrent  à la Croix-Rouge Internationale de Genève qui leur apprirent qu’Elie avait un oncle qui vivait en Israël. Le couple VAN CAMP confia alors l’enfant à une jeune femme en partance pour Israël. 

 

Emilienne et Albert se rendirent plusieurs fois en Israël voir leur petit protégé. En 1980, des arbres ont été plantés à leurs noms dans une forêt du Keren Kayemet.

 

C’est pour avoir hébergé, caché et tendu une main secourable à un enfant juif, le sauvant de la déportation et d’une mort certaine, que l’Institut YAD VASHEM a décidé d’octroyer le titre honorifique de « JUSTES PARMI LES NATIONS » à titre posthume, à Albert e Emilienne VAN CAMP.

La médaille et le diplôme d’honneur ont été remis au frère d’Emilienne, M. Alfons VAN WOUWE.

 

Emilienne VAN CAMP was huisvrouw bij het gezin FRIEDMAN in Antwerpen, met wie zij uitstekende betrekkingen onderhield. Na haar huwelijk stopte zij met werken, doch bleef zij in contact met haar voormalige werknemers.

 

In februari 1942, tijdens één van haar bezoeken, vroeg het echtpaar FRIEDMAN aan Emilienne of zij ermee zou instemmen on hun vijftien maanden oude kleinzoon Elie bij haar onder te brengen.

 

Samen met haar echtgenoot Albert beslisten zij om het kindje op te vangen. Teneinde geen argwaan te wekken verhuisden zij naar Boom, waar zij de kleine Elie als hun zoon lieten doorgaan.

 

Zij zorgden voor hem alsof hij een eigen kind was en raakten zodanig aan het jongetje gehecht, dat zij hem op het einde van de oorlog wilden adopteren toen zij wisten dat zijn hele Belgische familie gedeporteerd was.

 

Zij richtten zich tot het Internationale Rode Krus in Genève, waar zij vernamen dat Elie een oom had die in Israël woonde. Waarop het echtpaar VAN CAMP het kind aan een vrouw toevertrouwde die op het punt stond, naar Israël te vertrekken.

 

Emilienne en Albert bezochten meermaals hun beschermeling in Israël. In 1980 werden in een woud van het Joods Nationaal Fonds-Keren Kayemeth, bomen op hun naam geplant.

 

Jammer genoeg, kon Elie FRIEDMAN Israël voor de gelegenheid niet verlaten om hier vandaag aanwezig te zijn.

 

Om op eigen risico een joodse onderdak te hebben verleend, waardoor deze aan de deportatie en aan een gewisse dood ontsnappen kon, besliste het YAD VASHEM Instituut de eretitel van Rechtvaardigen der Volkeren postuum toe te kennen aan Albert en Emilienne VAN CAMP.



La cérémonie du 12 mai 2004 à l'Ambassade d'Israël à Bruxelles

S.E.M. L’Ambassadeur d’Israël Jehudi KINAR a honoré au nom de l’Etat d’Israël et de l’Institut YAD VASHEM à Jérusalem, 6 justes dont une Sœur en vie (Sœur Hélène BAGGEN).

 

Une cinquantaine de personnes invitées, représentaient les familles des sauveurs et des sauvés.

 

Sœur Hélène BAGGEN et Sœur Léontine VAN SCHOONBEECK

Arthur et Irma SCAUFLAIRE

Sœur Andrée FRERE et Sœur Véronique VAN ACKER 

 



La cérémonie du 12 juillet 2004 à Namur

En présence du Bourgmestre de Namur, M. Bernard ANSELME, l’Ambassadeur Jehudi KINAR a honoré, au nom de l’Etat d’Israël et de l’Institut YAD VASHEM à Jérusalem, 2 Justes Parmi les Nations de la région de Namur, Gaston et Joséphine CHAMPAGNE.

 

La sauvée, Nicole DAVID-SCHNEIDER est venue spécialement d’Angleterre, accompagnée de son époux et d’amis. Une soixantaine d’invités étaient présents à cette émouvante cérémonie. La médaille et le diplôme d’honneur ont été remis à une de leurs filles, Sœur Yvan Marie.

 

GASTON ET JOSEPHINE CHAMPAGNE



La cérémonie du 24 novembre 2004 à l' Ambassade d'Israël à Bruxelles

S.E.M. L’Ambassadeur d’Israël Jehudi KINAR a honoré au nom de l’Etat d’Israël et de l’Institut YAD VASHEM à Jérusalem, 10 justes dont un en vie M. Léon DEVOLDER).

 

Une cinquantaine de personnes invitées, représentaient les familles de sauveurs et sauvés.

 

Deux sauvés sont venus spécialement d’Israël.

 

Benoît et Hélène DE BIE

Armand et Marie DEVOLDER et leur fils Léon

Jeanne DOMBRET

Maurice et Valentine MOINEAUX Marcel et Hélène BULTHIELLE



La cérémonie du 30 septembre 2003 à Liège
(cliquer pour agrandir)

Lors de sa visite officielle à LIEGE, en présence du Gouverneur M. Paul  BOLLAND, du Bourgmestre M. Willy DEMEYER, du Consul Général Honoraire d’Israël et son épouse M. et Mme Jacques LIPSZYC, du Directeur du Protocole M. Jean-Marie ROBERTI, S.E.M. L’Ambassadeur Jehudi KINAR a honoré, au nom de l’Etat d’Israël et de l’Institut YAD VASHEM à Jérusalem, 5 Justes Parmi les Nations de la région de Liège.   

  

Ferdinand et Lambertine LEDENT

Pierre et Lambertine KROONEN

Sœur EMILIE

 


La cérémonie du 9 décembre 2003 à Malines

Sous les auspices du Bourgmestre de Malines, M. Koen ANCIAUX, S.E.M. L’Ambassadeur d’Israël Jehudi KINAR a honoré au nom de l’Etat d’Israël et de l’Institut YAD VASHEM à Jérusalem, 30 justes dont 3 en vie.

250 personnes ont été invitées, représentant les familles de sauveurs et sauvés, les personnalités juives, les anciens résistants et partisans.

 

Plusieurs sauvés se sont déplacés des Etats-Unis, d’Israël, de Londres et d’Amsterdam et c’est avec une grande émotion que les sauvés ont remerciés leurs bienfaiteurs au moment de la remise de la médaille et du diplôme.

 

Louis et Elisa BAMPS

Petronella ADAM

Fernand ESNAULT et sa fille SUZANNE

Joséphine GREGOIRE et sa fille MATHILDE

Joseph et Marie HERSSENS

Elisabeth Maria HOLLANTS

Edmond et Emilia HOUYOUX

Paul et Charlotte LE MARINEL,Julia CLEIREN,Sadi JACQUET

Le Père Léonce COUTUER

Sœur MARIE-AMELIE

Jan en Elizabeth PEE

René et Germaine SCHEEPERS

Henri et Jeanne TEMMERMAN

Jozef et Josephina VAN POECKE

Charles et Pauline WERON



La cérémonie du 1 juin 2003 à Charleroi

A la synagogue de Charleroi en présence de l’Echevin Christian RENARD. Au nom de l’Etat d’Israël et de l’Institut YAD VASHEM à Jérusalem,S.E.M. L’Ambassadeur Jehudi KINAR a honoré 5 Justes originaires de Charleroi  :

 

Raoul et Yvonne HERREMANS

Pasteur Zephirin BERTIEAUX et Dorcas

Jeanne MINET  


Aperçu avant impression