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Brussels - Articles
| Le Soir & La Libre saluent la prestation exceptionnelle de Voca People |
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Les VOCA PEOPLE font un tabac - La libre, 30 août 2010 Le groupe venu d’Israël, est la révélation des Nuits des chœurs 2010. Près de 20000 personnes, selon les organisateurs, se sont rendues aux deux soirées (vendredi et samedi), dans le cadre de ce très beau domaine où a vécu le comte Jean-Charles Snoy et d’Oppuers, l’un des négociateurs et signataires du Traité de Rome en 1957. Cette figure de la vie politique belge aurait-elle imaginé que le groupe de soul américain "Earth, Wind & Fire » jouerait un jour sur la pelouse s’ouvrant devant les salons du château, en saluant le public sous une drache nationale par un "Hello Brussels !" ? Certainement pas, mais tel est le pari - réussi - des Nuits des chœurs, qui ont temporairement quitté le cadre sacré de Villers-la-Ville en raison des travaux qui s’y terminent pour le domaine de Bois-Seigneur-Isaac et son abbaye désormais occupée par des chrétiens maronites du Liban. On aime, ou on n’aime pas. Certains abhorrent le concept très consumériste d’une soirée où l’on goûte un peu de tout, mais d’autres prennent du plaisir, le verre de Leffe à la main (ou le parapluie), à déambuler parmi les six scènes. Ce week-end, ce fut un programme particulièrement éclectique : ovations répétées pour le grandiose Voca People, virtuoses de la voix et du beatbox, un groupe très visuel qui fait un tabac sur YouTube; belle redécouverte des Rubettes dont le "Sugar Baby Love" a été interprété a capella avec une étonnante fraîcheur; performance criarde mais magique des jeunes femmes de Carmina Slovenica, et le final, le tir groupé, sous un feu d’artifice auquel le ciel accorda, vendredi, sa clémence. On est loin de la religiosité des premières Nuits à Villers, on est plusieurs fois troublé par les sons qui s’échappent des autres scènes, mais le public manifestement apprécie, y compris celui qui vient de plus en plus de Flandre et n’hésite pas à payer 141 euros pour une place VIP qui lui donne droit à un repas au champagne. Les organisateurs travaillent sans les subsides de la Communauté française, même s’ils mettent en valeur son patrimoine, et ils ne craignent pas de perturber leurs fidèles avec une programmation qui sort du classique. "Aux gens qui viennent pour le chœur de l’Opéra de Vienne, nous leur disons qu’il y a de la performance vocale dans tous les registres", explique Benoît Meurens, l’un des piliers de Tour des sites organisation, qui a créé l’événement. A Villers, le programme était assez classique. Ici nous croyons que le site appelle des formations plus attractives. Il est plus ouvert." La formule continue. Les chœurs de l’Armée rouge et les Magic Platters sont programmés pour l’édition 2011. Voca People étonne et enchante - Le Soir 30 août 2010 Bois-Seigneur-Isaac Au moins 18.000 personnes à la Nuit des Chœurs Comment passer de la perfection des chœurs de l’opéra de Vienne à la chaleur des rythmes brésiliens, d’une cour de ferme à la façade éclairée d’un château du XVIIIe, de la nostalgie des Rubettes à la joie de la Carmina Slovenica ? Une seule réponse : la Nuit des Chœurs, qui avait lieu ce week-end à Bois-Seigneur-Isaac. À l’heure du feu d’artifice, les organisateurs se montraient heureux d’avoir accueilli au moins 18.000 personnes. Il est vrai qu’ils n’ont pas eu peur d’élargir leur public en sortant du classique. Les fans des Rubettes, après chaque mini-concert, n’hésitaient ainsi pas à demander des dédicaces ou à se faire prendre en photo avec les chanteurs ! Anne Lemaire, de Braine-l’Alleud, a ainsi obtenu les autographes de tous les membres du groupe : « On n’est pas venu uniquement pour eux mais c’est vrai qu’au départ, leur nom nous a accrochés. Cela nous replonge 35 ans en arrière. Je les aimais bien à l’époque, sans jamais les avoir vus. Ils sont sympas, très accessibles… » Earth Wind and Fire, autre tête d’affiche, a par contre moins convaincu. « Instrumentalement, c’est intéressant, nuançait le Nivellois Robert Ferrière, organiste à la collégiale et figure connue du chant choral. Vocalement, disons que c’est autre chose… Par contre, le groupe brésilien a un jeu rythmique avec de chouettes effets, et une harmonie très équilibrée dans les voix. » Mais les deux soirs, c’est à l’évidence les extraterrestres israéliens de Voca People qui ont remporté les faveurs du public. Passant de la Macarena à Carmen, de Michael Jackson – « moonwalk » comprise ! – aux airs de Figaro, ils ont étonné par leurs performances vocales et amusé par leur jeu de scène décalé. « On est très fier de les avoir programmés pour la première fois en Belgique, confirme Paul Licot, le directeur de l’événement. Pour Earth, Wind and Fire, nous avons tenté de construire un programme le plus vocal possible. Peut-être à la limite de l’esprit de la Nuit des Chœurs mais le chant choral, ce n’est pas seulement a cappella. La maturité de l’événement est là, je pense qu’on peut se permettre de chercher d’autres chemins pour emmener le public. » L’essentiel de l’affiche de l’édition 2011 est connu : les chœurs de l’Armée rouge seront de retour, les Magics Platters et les choristes de James Brown feront leur première apparition dans le festival, et les Poppys ont confirmé. De quoi faire swinguer Bois-Seigneur-Isaac ? Selon Paul Licot, « comme on l’a vu avec Villers, l’événement n’est pas lié intrinsèquement à un lieu. On doit faire un bilan ». |
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| Reginald Levy, pilote de la Sabena, est décédé |
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Nous avons appris aujourd’hui la mort du capitaine Reginald Levy, le pilote du vol Sabena détourné par des terroristes de Septembre Noir en 1972, la même organisation qui est responsable pour les attentats aux Jeux Olympiques de la même année. L’ambassade d’Israël adresse à la famille ses condoléances et son soutien moral dans cette période difficile. Reginald Levy s’est distingué par sa bravoure et son esprit d’initiative lors du détournement du vol de la Sabena en 1972. Après un arrêt du vol Bruxelles-Tel Aviv à Vienne des terroristes musulmans sont entrés de force dans le cockpit, brandissant des armes et déclarant qu’ils prenaient le contrôle de l’avion. Ils obligèrent le capitaine Levy à atterrir à Tel-Aviv puis firent connaître leurs exigences : plus de 315 prisonniers palestiniens devaient être libérés. Le détournement de l’avion dura vingt-trois heures .Voyant que leurs menaces n’étaient pas prises au sérieux par les autorités, les terroristes décidèrent d’envoyer Reginald Levy avec un échantillon des explosifs qu’ils transportaient dans des sacs à dos. Levy en profita pour donner aux forces israéliennes la description des terroristes et leur localisation dans l’avion, et mit en place avec eux les scénarios permettant de mettre fin à la prise d’otages. Il fut alors décidé que Levy feindrait un mauvais fonctionnement de l’avion et qu’il demanderait une équipe pour régler les problèmes. Le commandant sur place, Ehud Barack, envoya alors une équipe de troupes spéciales pour saboter l’avion (les pneus dégonflés en partie, l’appareillage électronique tronqué). Ensuite, on attendit la tombée de la nuit pour lancer une attaque surprise sur l’avion. Benjamin Netanyahu, était membre du commando qui prit part à l'assaut. Les pirates furent neutralisés et les passagers purent quitter l’avion. Une passagère fut cependant blessée et mourut à l’hôpital quelque temps après. Après cet incident, Reginald Levy quitta Bruxelles, menacé de mort par le groupuscule Septembre Noir et partit vivre pendant 18 mois en Afrique du Sud. Il revint plus tard à Bruxelles et après sa retraite s’installa en Angleterre. Plusieurs de ses enfants se sont installés en Israël et vivent toujours là-bas. |
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| Pourquoi je défends Israël - Bernard-Henri Lévy |
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Je n’ai évidemment pas changé de position. Je continue de juger «stupide», comme je l’ai dit le jour même, à Tel Aviv, dans un débat musclé avec une ministre de Netanyahu, la façon dont a été mené, au large de Gaza, l’assaut contre le Mavi Marmara et sa flottille. Et me serait-il resté le moindre doute que l’arraisonnement du 7e navire, ce samedi matin, sans violence aucune, aurait achevé de me convaincre qu’il y avait d’autres façons d’opérer pour éviter que ne se referme ainsi, dans le sang, le piège tactique et médiatique tendu à Israël par les provocateurs de Free Gaza. Cela dit et redit, on ne peut pas accepter non plus, et pour autant, le flot d’hypocrisie, de mauvaise foi et, à la fin des fins, de désinformation qui semblait n’attendre que ce prétexte pour, comme chaque fois que l’Etat juif commet une erreur et trébuche, s’engouffrer dans la brèche et déferler dans les médias du monde entier. Désinformation, la formule, ressassée jusqu’à la nausée, du blocus imposé «par Israël» alors que la plus élémentaire honnêteté voudrait déjà que l’on précise : par Israël et par l’Egypte ; conjointement, des deux côtés, par les deux pays identiquement frontaliers de Gaza ; et ce, avec la bénédiction à peine déguisée de tous les régimes arabes modérés – trop heureux de voir autrui endiguer, pour le compte et la satisfaction de tous, l’influence de ce bras armé, de cette base avancée, un jour, peut-être, de ce porte-avions de l’Iran dans la région. Désinformation, l’idée même d’un blocus «total et impitoyable» (Laurent Joffrin, éditorial de Libération du 5 juin) prenant «en otage» (Dominique de Villepin, le Monde du même jour) «l’humanité en danger» de Gaza : le blocus, il ne faut pas se lasser de le rappeler, ne concerne que les armes et les matériaux pour en fabriquer ; il n’empêche pas que passent, tous les jours, depuis Israël, entre 100 et 120 camions chargés de vivres, de médicaments, de matériel humanitaire en tout genre ; l’humanité n’est pas «en danger» à Gaza ; c’est mentir que de dire que l’on «meurt de faim» dans les rues de Gaza-City ; que le blocus militaire soit, ou non, la bonne option pour affaiblir et, un jour, abattre le gouvernement fascislamiste d’Ismaïl Haniyeh, on peut en discuter – mais indiscutable est le fait que les Israéliens qui officient, jour et nuit, aux points de contrôle entre les deux territoires sont les premiers à faire l’élémentaire mais essentielle distinction entre le régime (qu’il faut tenter d’isoler) et la population (qu’ils se gardent de confondre avec ce régime ni, encore moins, de pénaliser puisque l’aide n’a, encore une fois, jamais cessé de passer). Désinformation : le silence, en France comme ailleurs, sur l’incroyable attitude du Hamas qui, maintenant que la cargaison de la flottille a rempli son office symbolique, maintenant qu’elle a permis de prendre l’Etat juif en défaut et de relancer comme jamais la mécanique de sa diabolisation (dans Libération encore, ce titre terrible et qui, si les mots veulent encore dire quelque chose, ne peut qu’aller dans le sens de la délégitimation de l’Etat hébreu : «Israël, Etat pirate»), maintenant, en d’autres termes, que ce sont les Israéliens qui, inspection faite, entendent acheminer l’aide vers ses destinataires supposés – le silence qui se fait donc, alors, sur l’attitude d’un Hamas bloquant la dite aide au check point de Kerem Shalom et l’y laissant doucement pourrir : au diable les marchandises passées entre les mains des douaniers juifs ! à la poubelle les «jouets» qui ont fait pleurer les bonnes âmes européennes mais qui ont été rendus impurs par les trop longues heures passées dans le port israélien de Ashdod ! les enfants gazaouis n’ayant jamais rien été d’autre, pour le gang d’islamistes qui a pris le pouvoir par la force il y a trois ans, que des boucliers humains, de la chair à canon ou des vignettes médiatiques, leurs jeux ou leurs désirs sont la dernière chose dont on ait, là-bas, le souci – mais qui le dit ? qui s’en indigne ? qui se risque à expliquer que s’il y a, à Gaza, un preneur d’otage, un profiteur sans scrupule et froid de la souffrance des gens et, en particulier, des enfants, bref, un pirate, ce n’est pas Israël mais le Hamas ? Désinformation encore – risible mais, compte tenu du contexte stratégique, catastrophique désinformation : le discours, à Konya, dans le centre de la Turquie, d’un Premier ministre qui fait jeter en prison quiconque ose publiquement évoquer le génocide des Arméniens mais qui a le culot, là, face à des milliers de manifestants chauffés à blanc et vociférant des slogans antisémites, de dénoncer le «terrorisme d’Etat» israélien. Désinformation, encore : le lamento des idiots utiles tombés, avant Israël, dans le piège de ces étranges «humanitaires» qui sont, au IHH turc par exemple, des adeptes du jihad, des fanatiques de l’apocalypse anti-israélienne et antijuive, des hommes et des femmes dont certains, quelques jours avant l’assaut, disaient vouloir «mourir en martyrs» (Guardian du 3 juin, Al Aqsa TV du 30 mai) : comment un écrivain de la trempe du Suédois Henning Mankell a-t-il pu se laisser ainsi abuser ? Comment, quand il nous dit songer à interdire la traduction de ses livres en hébreu, peut-il, lui, pour le coup, oublier la sacro-sainte distinction entre un gouvernement fautif ou stupide et la foule de ceux qui ne se reconnaissent aucunement en lui et qu’il associe pourtant dans le même projet de boycott insensé ? Comment le réseau de salles Utopia peut-il, en France, exactement de la même façon, décider de déprogrammer la sortie d’un film (A cinq heures de Paris) au seul motif que son auteur (Leonid Prudovsky) est citoyen israélien ? Désinformateurs, enfin, les bataillons de tartuffes regrettant qu’Israël se dérobe aux exigences d’une enquête internationale quand la vérité est, à nouveau, tellement plus simple et plus logique : ce qu’Israël refuse c’est l’enquête demandée par un conseil des droits de l’homme des Nations unies où règnent ces grands démocrates que sont les Cubains, les Pakistanais et autres Iraniens ; ce dont Israël ne veut pas c’est d’une démarche du type de celle qui aboutit au fameux rapport Goldstone commandé, après la guerre de Gaza, par la même sympathique commission et où l’on vit cinq juges, dont quatre n’avaient jamais fait mystère de leur antisionisme militant, boucler en quelques jours 575 pages d’interviews de combattants et de civils palestiniens menées (hérésie absolue, sans précédent, dans ce type de travail !) sous l’œil des commissaires politiques du Hamas ; ce à quoi Israël a prévenu (et comment le lui reprocher ?) qu’il n’apporterait pas sa caution à la mascarade de justice internationale que serait une enquête bâclée, aux conclusions connues d’avance et ne visant qu’à traîner, comme d’habitude, de façon parfaitement unilatérale, la seule et unique démocratie de la région au banc des accusés. Un dernier mot. Pour un homme comme moi, pour quelqu’un qui s’honore d’avoir, avec d’autres, aidé à inventer le principe de ce type d’actions symboliques (Bateau pour le Vietnam ; Marche pour la survie au Cambodge de 1979 ; boycotts antitotalitaires ; ou encore, plus récemment, violation délibérée de la frontière soudanaise pour briser le blocus à l’abri duquel se perpétraient les massacres de masse du Darfour), pour un militant, en d’autres termes, de l’ingérence humanitaire et du tapage qui va avec, il y a dans cette épopée misérable comme une caricature, ou une grimace lugubre, du destin. Mais raison de plus pour ne pas céder. Raison de plus pour refuser cette confusion des genres, cette inversion des signes et des valeurs. Raison de plus pour résister à ce détournement de sens qui met au service des barbares l’esprit même d’une politique qui fut conçue pour les contrer. Misère de la dialectique antitotalitaire et de ses retournements mimétiques. Confusion d’une époque où l’on combat les démocraties comme s’il s’agissait de dictatures ou d’Etats fascistes. C’est d’Israël qu’il est question dans ce tourbillon de haine et de folie – mais c’est aussi, que l’on y prenne garde, quelques-uns des acquis les plus précieux, à gauche notamment, du mouvement des idées depuis trente ans qui se voient mis en péril. A bon entendeur, salut. Bernard-Henri Lévy |
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« Epargnez-nous l’hypocrisie de ceux dont les mains sont ensanglantées » | The Australian, le 23 juin 2010 | Le 18 mai 2009, la longue et terrible guerre entre les Tigres tamouls et le gouvernement Sri Lankais a pris fin. Après des dizaines de milliers de morts au cours de plusieurs décennies, on estime que 40.000 Tamouls sont morts pendant les derniers jours des combats. Le 17 janvier 2010, au Nigeria, environ 300 musulmans ont été massacrés par les chrétiens. En mars, 500 chrétiens ont été massacrés par les musulmans. Le 26 mars, la Corée du Nord a torpillé un navire sud-coréen, tuant 46 marins. Le 28 mai, à Lahore, au Pakistan, 95 membres de la secte islamique Ahmedi ont été tués dans une attaque contre une mosquée parce qu’ils étaient blasphématoires. Quelques jours plus tard six « policiers » ont mitraillé les survivants, tuant 12 personnes. La liste détaillée des attentats-suicides de cette année en Irak, en Afghanistan, au Pakistan et en Inde n’est pas disponible, mais les lecteurs doivent savoir qu’à peine une semaine ne passe sans que des kamikazes ayant causé la mort de centaines de familles innocentes ne refassent pas surface. Il y a des massacres perpétuels presque tous les jours depuis plus de 10 ans. Puis il y a eu des centaines de civils massacrés après les élections iraniennes de l’an dernier et il y a aussi eu les 400.000 morts au Darfour de ces dernières années. La question qui vient à l’esprit est « l’aviez-vous remarqué? ». La plupart de ces massacres n’ont reçu qu’un simple coup d’oeil des médias. Personne ne demande une enquête indépendante. Il y a eu quelques mots ici ou là mais guère plus. Où étaient les manifestations, les protestations, les marches et les lettres aux rédactions, écrites par les âmes compatissantes qui font preuve d’ingéniosité chaque fois qu’un état commet une action dont ils désapprouvent? Ils n’étaient nulle part! Ne cherchez pas… On n’a rien vu de leur part! Ce qui nous amène à Gaza et à la flottille des « militants de la paix ». Un peu d’histoire est indispensable. Israël n’avait pas envie d’occuper la bande de Gaza. Il voulait sortir et de laisser les Gazaouis s’autogérer. C’est pour cela qu’Ariel Sharon est parti de Gaza en 2005. Lors de l’élection qui a suivi, le Hamas a voué à la destruction Israël et a promis de tuer tous les Juifs. Sur ce programme politique, il a remporté confortablement les élections. Puis, ils ont pris tout le pouvoir grâce à un coup de force ou des centaines de membres (2000 précisément) du Fatah ont été exterminés… Imaginons le scandale si Israël avait agi de la sorte. Après avoir établi un régime totalitaire brutal, ils ont concentré leurs efforts pour ramener la paix en tirant des roquettes sur Israël. Sept mille missiles, tuant 20 Israéliens, blessant des centaines d’autres et causant des dommages psychologiques indélébiles. L’imprécision des roquettes a été la maigre consolation pour ceux qui, quotidiennement, entendaient des roquettes siffler au dessus de leurs têtes. Israël en a eu assez. Ainsi, l’Opération Plomb Durci a été lancée: 1180 Gazaouis tués dont 77% de membres de factions de « résistance » et 13 civils israéliens tués. Ceux qui avaient gardé le silence pendant que des milliers de roquettes tombaient sur Israël ont soudainement pris la parole, en criant: « disproportionnée ». Certains d’entre nous ont eu l’impolitesse de leur rappeler que « disproportionnée » a rarement été utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale, lorsque les Américains ont bombardé Tokyo, Hiroshima et Nagasaki et que les Alliés ont aplati l’Allemagne, tuant 670.000 personnes. Pas beaucoup de proportionnalité ici. Israël a décidé de ne pas réoccuper Gaza, mais pour s’assurer qu’il n’est pas devenu une base de lancement pour fusées et missiles plus sophistiqués en provenance d’Iran et de Syrie, ils ont mis un blocus sur Gaza. L’unique objectif était de s’assurer que toute l’aide humanitaire entrerait par Ashdod (Israël) ou El Arish (Egypte). Le Hamas a continué à hurler… Ce qui nous amène à la “flottille de la paix “. Au vu des évènements, il est devenu évident que l’erreur d’Israël a été de penser que l’objectif principal de la flottille était d’acheminer de l’aide humanitaire. Et de penser que de véritables militants de la paix étaient à bord de ces six navires. Certains l’étaient. Mais pas tous. Loin de là. Malgré tout, Israël a proposé par toutes les voix possibles (gouvernement, armée, média, intermédiaires), que toute l’aide de ces bateaux soit acheminé par les frontières terrestres. Greta Berlin, l’organisateur de la flottille a alors admis que l’objectif de la flottille est de briser le blocus. La plupart des médias ont alors mis les bouchées doubles pour condamner Israël… En alléguant une vérité on ne peut plus fausse: « le blocus est illégal! » Ceux qui ont une connaissance du droit maritime affirment que dire cela est absurde. Ils racontent le blocus américain sur l’Allemagne nazie et le Japon. Ils racontent le blocus de John Kennedy sur Cuba pendant la crise des missiles de 1962. Sur les 3 dernières années seulement, Israël a déjà intercepté des centaines de tonnes d’armes et de missiles qui devaient entrer par la mer à Gaza. Ce qui était inhabituel pour les Israéliens est de croire qu’ils avaient affaire avec les adeptes de Gandhi. Si non, pourquoi avaient-ils choisi comme arme des pistolets à peinture (paint-ball)? Le vrai miracle est qu’aucun Israélien n’ait été tué. Ils ont toutefois été brutalement frappés à coups de barres de fer. Naturellement, les suspects habituels dans les médias de gauche libérale ont crié « disproportionnée ». Qu’auraient donc dû faire les israéliens? Aurait-on dû autoriser les sauvages à battre jusqu’à la mort les soldats ? Israël aurait-il du écouter les conseils de ces joueurs de Monopoly? Les critiques pleuvent sur Israël et font oublier que le Hamas est en guerre avec l’Etat Juif. L’hypocrisie est à couper le souffle. Mais le prix de l’hypocrite du siècle doit sûrement aller au président turc Recep Tayyip Erdogan. Il a accusé Israël de « terrorisme d’Etat, de massacre sanglant ». Et il a comparé l’attaque à un 11 septembre pour la Turquie. Simplement obscène! Tout cela est un peu fort venant d’un pays qui refuse de reconnaître ou même de lancer une enquête sur le génocide d’un million d’Arméniens pendant la Première Guerre mondiale. Il n’a pas non plus mentionné la guerre sans escale entre la Turquie et sa minorité kurde qui a entraîné la mort de dizaines de milliers de personnes ces dernières années. Israël n’est pas parfait et il fait des erreurs mais il n’est pas le seul. Quand il commet des fautes, il mérite d’être critiqué. Toute personne qui lit la presse israélienne serait consciente que les critiques les plus sévères sont en provenance même Israël. Critiquez Israël, mais je vous en conjure, par tous les moyens, épargnez-nous l’hypocrisie de ceux dont les mains sont 100 fois plus ensanglantées. Par Barry Cohen, ancien ministre Australien. Article publié ans le quotidien The Australian, mercredi 23 juin 2010, et traduit par jssnews.
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| Les femmes du mois : Noa et Mira Awad |
| | ELLE Belgique mai 2010 - Stéphanie Grosjean |
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L’une est israélienne, l’autre israélo-palestinienne. Chacune, de son côté, depuis plusieurs années, s’engage pour la paix en Israël. Depuis mai 2009, c’est ensemble qu’elles continuent le combat. « There must be another way. » Oui, il doit y avoir un autre moyen que la violence pour faire coexister deux peuples qui se déchirent depuis plusieurs décennies. Noa, voix israélienne célèbre sur la scène internationale, et Mira Awad, artiste aux multiples facettes bien connue dans son pays, on choisi la voie de l’art pour lutter contre l’intolérance, l’injustice, la haine et la violence. Tout a commencé en mai 2009 lorsqu’elles ont chanté ensemble le titre « There Must Be Another Way » pour représenter I’Israël au concours de l’Eurovision. Une chanson écrite en trois langues (anglais, hébreu et arabe) et hautement symbolique de l’engagement des deux femmes pour la paix au Moyen-Orient. « Quand on m’a proposé de représenter Israël à l’Eurovision », explique Noa, « il était important pour moi de ne pas uniquement présenter une chanson de qualité, mais de profiter de l’événement pour faire un état des lieux de la paix et de la coexistence israélo-palestinienne. J’avais rencontré Mira il y a dix ans quand je travaillais sur mon album « Now », pour Universal. Je l’avais invitée à faire un duo avec moi, sur une reprise des Beatles, « We Can Work It Out ». J’ai tout de suite pensé à elle parce que je savais que Mira était la partenaire parfaite pour cela. » Et pour cause. Mira est très populaire en Israël : à la fois chanteuse et compositrice, comédienne (au théâtre, au cinéma et dans des séries télévisées), photographe, styliste et animatrice télé. Son engagement pour les Palestiniens vivant en Israël est connu de tous ses compatriotes. Née d’un père arabe de confession chrétienne et d’un mère bulgare, Mira a grandi dans une famille engagée politiquement, prônant des valeurs humanistes. Très vite, elle défend le droit des femmes, les enjeux environnementaux, l’égalité citoyenne et milite depuis longtemps pour le dialogue entre Israël et Palestine : « Je suis vraiment engagée dans ce message de paix », déclare-t-elle, « parce que je crois que la valeur de la vie humaine dépasse celle d’un pays, celle de l’argent ou de la justice historique. Je vis ma vie en gardant toujours à l’esprit de traiter les autres comme je voudrais qu’ils me traitent. Chacun doit pouvoir être respecté dans ses choix, sans jugement. » Noa, elle, n’aurait pas pu trouver meilleure partenaire pour étancher sa soif de paix. Alors qu’elle vivait dans le Bronx avec ses parents (d’origine yéménite) depuis sa plus tendre enfance, Noa décide d’arrêter ses études et de retourner vivre en Israël, son pays d’origine. Elle a 17 ans, elle est en pleine crise identitaire (est-elle juive, israélienne, américaine ou yéménite ?). Elle a besoin de changement et d’engagement et se retrouve en Israël à faire son service militaire (obligatoire pour tous dès la majorité) pendant deux ans. Faisant partie d’un groupe qui a pour mission de divertir les trouves, elle voyage en tant que « sergent-chanteur ». Son service terminé, l’artiste a trouvé sa voie. Elle entre alors dans une école de musique, la Rimon School of Jazz and Contemporary Music, où elle rencontre Gil Dor, guitariste et cofondateur de l’école, avec qui elle crée rapidement un premier album en 1991, puis un second, qui la rend célèbre en Israël. Le troisième, « Noa », composé en anglais, sera le premier à être diffusé dans le monde entier. Suivent des collaborations avec notamment Sting, Stevie Wonder, Jean-Jacques Goldamn ou Luc Plamondon pour « Notre-Dame de Paris ». Son engagement, lui, a commencé quand elle est devenue ambassadrice de l’ONU contre la faim. Et quand on lui demande d’où lui vient cet altruisme sans limite, elle répond : « C’est une combinaison de plusieurs choses : les valeurs avec lesquelles j’ai grandi, mes rêves et mes &aspirations, et ma conscience profonde. Je suis mon cœur, en politique comme en musique. Et je refuse d’abandonner ce qui m’est cher aux mains des extrémistes. Pour moi, il n’y a pas d’autre option, c’est une question de vie ou de mort. » De la bouche d’une femme qui vient de donner naissance à un troisième enfant, ces mots prennent tout leur sens. « Je soutiens aussi un groupe appelé One Voice, dans lequel Arabes et Juifs travaillent ensemble pour presser nos dirigeants de trouver une solution avant que tout ne soit perdu. J’ai écrit mon propre plan de paix. Il est simple : reconnaître le de l’autre à la vie, à la liberté, à l’indépendance. Pardonner. Partager. » Le duo Noa/Mira ne pouvait pas s’arrêter sur la scène de l’Eurovision. Enthousiasmées par l’aventure, elles ont enregistré un album avec lequel elles tournent depuis un an en Israël, en Europe et aux Etats-Unis. Noa & Mira Awad seront en concert le 21 mai à 20h00 à Namur, lors de l’événement Solidaris Peace Day , (infos & réservations 081/777 225) le 22 mai à Dixmude dans le cadre du festival Ten Vrede |
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| Le capitaine de "L'Exodus" est mort |
| | JPOST.FR 24 décembre 2009 |
|  | | (cliquer pour agrandir) | | Ike Aranne z"l. Photo: Ariel Jerozolimksi , JPost |
"L'Exodus" a perdu son capitaine, Ike Aranne, qui s'est éteint dans le nord d'Israël, à Hadera. Il avait 86 ans. L'histoire du navire, qui tentait d'emmener en Palestine des rescapés de la Shoah, avait ému le monde entier. Ike Aranne (né Itzhak Aronowicz) est mort à la suite d'une longue maladie, a-t-on appris auprès de sa fille Ella. Né en Pologne en 1923, son rôle à bord de "L'Exodus" devait le marquer à jamais, selon sa fille. "C'était l'une des choses les plus importantes de sa vie. Ce n'était pas un grand conteur, mais il était heureux d'en parler aux élèves dans les écoles". Arrivé en Israël à l'âge de 10 ans, l'homme était un amoureux de la mer, et a travaillé toute sa vie sur des bateaux. "'L'Exodus" avait profondément influencé le Capitaine et ses amis. Ce furent des jours qui les définirent, et pour eux, définirent le caractère de ce pays", a-t-elle ajouté. Dans un communiqué, le président israélien Shimon Peres a rendu hommage mercredi à cette homme d'une personnalité "unique, mélange d'esprit pionnier, de courage et d'amour de son peuple". "L'Exodus 1947" avait quitté la France en juillet 1947 avec plus de 4.500 personnes à son bord, pour la plupart des survivants de la Shoah et d'autres Juifs déplacés pendant la guerre, dans une tentative secrète pour atteindre la Palestine sous mandat britannique. De l'ironie de l'Histoire A l'époque, la Grande-Bretagne limitait strictement l'immigration des Juifs et la marine britannique avait arraisonné le navire au large des côtes palestiniennes. Ben Gourion, alors chef de la communauté juive de Palestine, avait ordonné aux Juifs de se rendre. Aranne et son équipage désobéirent. Une opposition qui avait causé l'éclatement d'une bataille à bord. Résultat : trois morts et douzaine de blessés. Les Britanniques renvoyèrent alors "L'Exodus" et ses passagers d'abord vers Haïfa puis vers l'Europe, où les réfugiés furent contraints, ironie de l'histoire, de débarquer en Allemagne. Le douloureux périple de "L'Exodus" fut rapidement connu dans le monde entier, suscitant l'émotion. Retracée sous forme de fiction par l'écrivain américain Leon Uris en 1958, l'histoire fut adaptée au cinéma par Otto Preminger en 1960. Paul Newman y incarnait un personnage inspiré de Yossi Harel, qui commandait la mission de "L'Exodus" en tant que l'un des responsables de la Haganah, l'armée clandestine juive durant le mandat britannique. Depuis 1993, Ike Aranne vivait dans une maison en forme de bateau, ses fenêtres donnant sur la Mer méditerranée. Ses obsèques sont prévues vendredi. Lire le reportage du New York Times |
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| Volutes d'acier sous le soleil - Jean-Claude Vantroyen, Envoyé spécial à Tel Aviv |
| |  | | (cliquer pour agrandir) | | Pas de photo, svp ! Ron Arad préfère qu’on attende l’inauguration. Alors voilà une vue d’artiste du musée et de ses rubans d’acier. © Ron Arad Associates | Ron Arad en a fait l'architecture du Musée, toute en rubans d'acier Corten rouillé qui s'embrasent sous le soleil d'Israël. La ville de Holon investit dans la culture pour se doter d'une image et d'une réputation.Le soleil tape dur à Holon, à une vingtaine de kilomètres de Tel-Aviv, en Israël. Même en ces mois d'automne. L'acier Corten du Musée du Design flamboie sous le ciel d'un bleu profond. Les bandes d'acier de cinq teintes de rouille déroulent leurs spirales comme un double symbole. Celui du talent de Ron Arad d'abord, celui de l'ambition de Holon ensuite, cette ville de 190.000 habitants qui veut se faire plus culturelle que les métropoles. Ron Arad, vous connaissez. Ce designer israélien est né à Tel-Aviv en 1951 mais il vit et travaille à Londres. C'est lui qui a inventé la fameuse étagère bibliothèque Bookworm, qui sinue sur les murs branchés. Ses chaises, ses fauteuils, ses objets ont des formes nouvelles, originales, sculpturales. Le design d'Arad sculpte l'espace et fait surgir des émotions. C'est aussi un architecte. On le connaît à Liège : il a imaginé la Médiacité. Holon, c'est normal, vous ne connaissez guère. Cette ville moyenne se veut une grande. Et son moyen d'y parvenir est d'ouvrir la ville aux enfants et à la culture. Holon s'est dotée d'une série de jardins d'enfants, de parcs, de parcours, d'un musée pour les jeunes publics. D'un Musée de la caricature et de la BD aussi, où l'on retrouve les dessins et la patte de Michel Kichka, le caricaturiste d'origine belge. D'un parc de loisirs, Yamit 2000. D'un festival de musique, d'un autre de marionnettes. D'un Digital Museum. D'une Médiathèque. Et, bientôt, d'un Musée du Design. « Holon, personne ne connaissait, raconte un adjoint au maire. Nous possédions une image grise. Comment changer cette image ? On l'ignorait, on a réfléchi. On a commencé par un bâtiment pour accueillir les enfants, ça a été un succès. Alors on a construit le Holon's Israel's Children Museum, puis la Médiathèque et la Cinémathèque qui lui est adjointe. C'est comme ça que c'est parti. Aujourd'hui, les touristes affluent. En 2008, 400.000 visiteurs ont payé leur ticket pour une des attractions payantes de la ville. » Et tout ça est financé par la ville. Chaque année, sur un budget global de 250 millions de dollars, elle en consacre 30 à 35 % à la culture et à l'éducation. « En shekels, c'est davantage qu'à Tel-Aviv », sourit-on à Holon. Alors, le maire, Motti Sasson, 62 ans et travailliste, réélu sur ce programme depuis 1993, a osé se lancer dans le challenge d'un Design Museum Holon. Et qui d'autre pouvait imaginer un tel musée que le designer israélien par excellence ? Ron Arad a relevé le défi. Depuis quatre ans, on travaille à Holon. Et là, c'est quasiment terminé : on inaugure le musée le 31 janvier 2010. A côté de l'architecture géométrique et colorée de la Médiathèque, comme en contrepoint, Ron Arad a développé ses volutes d'acier. L'architecture en est assez extraordinaire. La cour intérieure du bâtiment est enveloppée et surmontée de gigantesques bandes d'acier en spirales de différentes teintes de rouille, construites à Bergame, en Italie. Comme des rubans de papier. Un jeu entre le dedans et le dehors. Les volutes de métal délimitent le musée sans le limiter, l'ouvrant vers la ville et vers le ciel généreux. « Nous avons créé une hiérarchie d'espaces extérieurs, commente Ron Arad, de telle façon qu'on peut se promener sous le bâtiment dans une cour semi-couverte, où on a le choix : emprunter la route dans l'air conditionné ou celle exposée aux éléments. L'enveloppe n'est pas qu'un joli espace, c'est une structure. » On entre alors réellement dans le musée. Une petite galerie de 250 m2, toute en rondeurs, une autre de 500 m2 sans aucun pilier, où on pourra exposer de grandes pièces, avion ou voiture. On y verra des expositions éphémères : cent items des années 80 d'abord, puis les fibres artificielles, le textile ensuite. « Ce musée doit être une plate-forme pour discuter du design, dit Tamar Zadok, directrice du marketing. Mais j'espère aussi avoir une expo Ron Arad incessamment. » Problème : le musée ne possède pas encore de collection propre. Il fait appel aux mécènes. Obligé : pour être reconnu comme musée en Israël, il doit en avoir une. Holon a dépensé 17 millions de dollars pour édifier ce musée. Sur fonds propres. Et la municipalité va aider le musée à vivre pendant cinq ans. On espère 100.000 visiteurs la première année. « Holon est une ville qui se réinvente culturellement, commente Ron Arad. Avec des projets ambitieux qui investissent dans la culture. Le concept de ce musée sous le soleil du Moyen-Orient en est un bel exemple. La ville a été assez courageuse pour oser le confier à Ron Arad Associates. J'espère que ce sera bien reçu par le public. » « Nous espérons de notre côté, reprend l'adjoint au maire, que cela fera pour Holon ce que Frank Gehry et le Guggenheim ont fait pour Bilbao. » Visiter le site du Design Museum de Holon |
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Tel-Aviv, l'une des villes les plus festives au monde. | Ynetnews, 26 novembre 2009 | Tel-Aviv, l'une des villes les plus festives au monde. Le guide de voyages « Lonely Planet » classe Tel Aviv à la 10ème place des villes où il fait bon faire la fête. Ils expliquent cela par le fait que Tel Aviv est une ville branchée et est fière d’être une ville accueillante pour les homosexuels.
Tel Aviv est une ville vraiment imparable, du moins selon le site Internet de l'un des journaux les plus importants en Australie, le Sydney Morning Herald, qui a publié une liste des 10 meilleures villes où faire la fête dans le monde.
La prestigieuse liste a été établie par le guide de voyages Lonely Planet dans son nouveau guide « Les 1000 Expériences Ultimes ».
Se référant à Tel Aviv, qui a été classée 10ème ville du monde pour faire la fête, le guide précise que « comme ailleurs en Méditerranée, la deuxième ville d'Israël a le vent en poupe. Les innombrables bars commencent à se remplir avant minuit, après quoi on danse dans les boîtes de nuit jusqu'à l'aube. »
« De nos jours, une foule internationale se joint aux Israéliens pour un mélange de funk, de pop, de house et de techno dans les dizaines de lieux de divertissement. »
La ville à la première place est Belgrade, la capitale Serbe, qui est considérée comme ayant souffert de « longues années de mauvaise presse qui l'ont effacée de la carte. » Selon le guide, avec une population exubérante et son héritage en tant que repaire intellectuel, la ville offre une vie nocturne variée, incluant des restaurants bondés, des bars et clubs d'été.
La liste se poursuit avec la ville canadienne de Montréal, la capitale argentine de Buenos Aires et Dubaï dans les Emirats Arabes Unis. Le classement des cinq premiers se termine par la ville grecque de Thessalonique. La plus grande surprise a été fournie par la capitale de l'Azerbaïdjan, Bakou, quia atteint la huitième place.
« L'injection de trésorerie liée aux projets d'énergie, renforcée par la présence de milliers de travailleurs du pétrole et de consultants internationaux fortunés, a transformé Bakou en oasis de l'excès dans un pays musulman par ailleurs assez traditionnel. » Bakou est seulement deux places devant Tel Aviv, mais certains appellent déjà le Ministère du Tourisme pour mettre la première ville israélienne sur la carte commerciale du tourisme d'Israël.
« Le monde commence à découvrir Tel Aviv et à comprendre ce que nous, les Tel Aviviens, connaissons depuis longtemps », explique Yaniv Weizman, membre du Conseil Municipal de Tel Aviv, qui est en charge du portefeuille du tourisme.
« Tel-Aviv est une ville amusante, libre et attrayante pour les touristes », il ajoute : « et surtout pour les jeunes touristes. Le potentiel commercial de Tel Aviv est énorme».
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